Les tests à choix multiples : pourquoi vous en tenir à votre première réponse est (probablement) une erreur

Home/Actualités/Les tests à choix multiples : pourquoi vous en tenir à votre première réponse est (probablement) une erreur

Les tests à choix multiples : pourquoi vous en tenir à votre première réponse est (probablement) une erreur

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article Multiple-choice tests: Why sticking with your first answer is (probably) wrong publié sur le site PsyBlog le 7 février 2012 (trad. Kyung-Nan Jaumin).

Quelle est la meilleure stratégie pour passer un test à choix multiples ?

Le conseil habituel pour les tests à choix multiples est : en cas de doute, tenez-vous en à votre première réponse.

Les étudiants universitaires le croient : environ 75 % s’accordent sur le fait que changer votre premier choix fera baisser votre score global (Kruger et al., 2005 ). Les enseignants le croient également : dans une étude, 55 % d’entre eux pensaient que cela ferait baisser les scores des élèves alors que seuls 16 % pensaient que cela permettrait de les améliorer.

Et pourtant, c’est faux.

Une revue de 33 études différentes effectuées sur plus de 70 ans a révélé que, en moyenne, les personnes qui changent leurs réponses font mieux que celles qui ne le font pas (Benjamin et al., 1984). Dans aucune de ces études les personnes n’ont obtenu un score inférieur parce qu’elles ont changé d’avis.

Les études, les unes après les autres, montrent que, lorsque vous modifiez votre réponse dans un test à choix multiples, vous êtes plus susceptible de les changer de mauvaise à bonne que de bonne à mauvaise. Dès lors, garder votre première réponse est en fait, en moyenne, la mauvaise stratégie.

Pourquoi tant de gens (y compris ceux qui devraient le savoir, comme les auteurs de guides de préparation de test) continuent-ils à dire que vous devez vous en tenir à votre première réponse ? Kruger et al. (2005) soutiennent que c’est en partie parce qu’il est plus douloureux d’obtenir une mauvaise réponse parce que vous l’avez modifiée que d’en avoir une parce que vous ne l’avez pas changée.

Nous avons donc tendance à retenir beaucoup plus clairement les moments où nous avons changé une bonne réponse en une mauvaise. Et, de ce fait, lors d’un test, nous prévoyons le regret que nous ressentirons et nous convainquons que notre première impression est probablement la bonne (alors que ce n’est probablement pas le cas).

Référence de l’article scientifique original :

  • Kruger, J., Wirtz, D., & Miller, D. (2005). Counterfactual thinking and the first instinct fallacy. Journal Of Personality And Social Psychology, 88(5), 725-735.
    [lien]
Le conseil habituel pour les tests à choix multiples est : en cas de doute, tenez-vous en à votre première réponse.

Les étudiants universitaires le croient : environ 75 % s’accordent sur le fait que changer votre premier choix fera baisser votre score global (Kruger et al., 2005 ). Les enseignants le croient également : dans une étude, 55 % d’entre eux pensaient que cela ferait baisser les scores des élèves alors que seuls 16 % pensaient que cela permettrait de les améliorer.

Et pourtant, c’est faux.

Une revue de 33 études différentes effectuées sur plus de 70 ans a révélé que, en moyenne, les personnes qui changent leurs réponses font mieux que celles qui ne le font pas (Benjamin et al., 1984 ). Dans aucune de ces études les personnes n’ont obtenu un score inférieur parce qu’elles ont changé d’avis.

Les études, les unes après les autres, montrent que, lorsque vous modifiez votre réponse dans un test à choix multiples, vous êtes plus susceptible de les changer de mauvaise à bonne que de bonne à mauvaise. Dès lors, garder votre première réponse est en fait, en moyenne, la mauvaise stratégie.

Pourquoi tant de gens (y compris ceux qui devraient le savoir, comme les auteurs de guides de préparation de test) continuent-ils à dire que vous devez vous en tenir à votre première réponse ? Kruger et al. (2005) soutiennent que c’est en partie parce qu’il est plus douloureux d’obtenir une mauvaise réponse parce que vous l’avez modifiée que d’en avoir une parce que vous ne l’avez pas changée.

Nous avons donc tendance à retenir beaucoup plus clairement les moments où nous avons changé une bonne réponse en une mauvaise. Et, de ce fait, lors d’un test, nous prévoyons le regret que nous ressentirons et nous convainquons que notre première impression est probablement la bonne (alors que ce n’est probablement pas le cas).

By |30/03/2012|Categories: Actualités|0 Comments

Share This Story, Choose Your Platform!

About the Author:

Leave A Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.