Penser à la mort peut modifier le comportement

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Penser à la mort peut modifier le comportement

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article Pondering Death Can Alter Behavior publié sur le site LiveScience le 21 mai 2011.

Une nouvelle étude vient de montrer ce qui peut sembler évident à de nombreuses personnes : penser à la mort peut affecter le comportement.

« La mort a un important potentiel motivationnel », rapporte Laura E. R. Blackie, doctorante à l’université d’Essex, en Grande-Bretagne. « Les  gens semblent conscients du fait que leur vie a une fin, et ce peut être l’un des plus beaux cadeaux que nous ayons dans la vie : cela nous motive à mordre la vie à pleine dents et à poursuivre les objectifs qui sont importants pour nous ».

Blackie et son directeur de thèse, Philip J. Cozzolino, ont recruté 90 personnes dans un centre-ville britannique et les ont séparé en trois groupes. Un groupe a été invité à répondre à des questions générales au sujet de la mort – ils ont rapporté des choses telles que leurs pensées et sentiments au sujet de la mort et ce qu’ils pensaient qu’il leur arriverait s’ils mouraient. Un autre groupe a été invité à s’imaginer mourir dans un appartement en feu, et ses membres se sont vu poser quatre questions sur la façon dont ils pensaient qu’ils gèreraient l’expérience et dont ils pensaient que leur  famille réagirait. Un groupe contrôle devait penser à une douleur dentaire.

Ensuite, les participants ont lu un article concernant des dons de sang. Certains ont reçu un article indiquant que des dons de sang étaient « aux niveaux les plus élevés » et que le besoin était bas ; d’autres ont lu un autre article rapportant l’inverse – que les dons étaient « au plus bas niveau » et le besoin était élevé. Tous ont ensuite reçu une brochure garantissant l’inscription rapide dans un centre de don de sang le jour même et se sont vu dire qu’ils devraient seulement prendre une brochure s’ils prévoyaient de donner.

Les gens qui avaient pensé à la mort de façon abstraite étaient davantage susceptibles de prendre une brochure s’ils lisaient l’article concernant un manque de sang. Mais les gens qui avaient pensé à leur propre mort étaient susceptibles de prendre une brochure indépendamment de l’article qu’ils avaient lu – leur volonté de donner leur sang ne semblait pas dépendre de la façon du degré avec lequel c’était nécessaire.

Quand les gens pensent à leur mort de façon abstraite, ils peuvent être plus enclins à en avoir peur, alors que penser spécifiquement à leur propre mort « permet aux gens de mieux intégrer l’idée de la mort dans leurs vies », explique Blackie. Penser à leur mortalité d’une façon plus personnelle et plus authentique peut les inciter à penser davantage à ce qui compte pour eux dans la vie.

Les résultats seront détaillés dans un prochain numéro de la revue Psychological Science.

Références de l’article scientifique original :

  • Blackie, L. E. R., & Cozzolino, P. J. (in press). Of blood and death: A test of dual-existential systems in the context of prosocial intentions. Psychological Science.

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By |25/05/2011|Categories: Actualités|0 Comments

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