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Une somnolence excessive peut être la cause de problèmes d’apprentissage, d’attention et de comportement à l’école

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article Excessive sleepiness may be cause of learning, attention and school problems publié sur le site PsyPost le 2 mai 2012 (trad. Kyung-Nan Jaumin).

Une étude récente rapporte que les enfants qui ont des problèmes d’apprentissage, d’attention et de comportement pourraient souffrir d’une somnolence diurne excessive, même si les tests cliniques montrent qu’ils dorment suffisamment pendant la nuit.

Des chercheurs de l’Université d’État de Pennsylvanie ont étudié 508 enfants et ont constaté que ceux pour lesquels les parents rapportaient une somnolence diurne excessive (SDE) – malgré le peu d’indication de sommeil court selon les mesures habituelles – étaient plus susceptibles de connaître des problèmes d’apprentissage, d’attention/hyperactivité et de comportements que les enfants sans SDE.

Les coupables ? L’obésité, les symptômes d’inattention, la dépression et l’anxiété, l’asthme et les problèmes d’endormissement signalés par les parents se sont révélé contribuer à une SDE, même chez les enfants sans aucun signe de réduction du temps de sommeil ou d’apnée du sommeil.

« Les troubles du fonctionnement cognitif et comportemental causés pas une SDE peuvent avoir un impact grave sur le développement de l’enfant », a déclaré Susan Calhoun, PhD, première auteure de l’étude. « Lorsque les enfants sont envoyés en consultation pour des problèmes neurocomportementaux, ils devraient être évalués par rapport aux facteurs de risque potentiels de SDE. Reconnaître et traiter la SDE peut offrir de nouvelles stratégies pour aborder certains des défis neurocomportementaux les plus courants chez les jeunes enfants d’âge scolaire ».

Calhoun a déclaré que les chercheurs ont été surpris de constater que la plupart des enfants étudiés montraient peu de signes de sommeil court quand ils ont été testés, et que le sommeil court n’était associé à aucun des problèmes d’apprentissage, d’attention et de comportement. Elle a rapporté que les parents et les éducateurs constituent de bonnes ressources pour déterminer si un enfant semble trop somnolent durant la journée et que la plainte devrait être prise au sérieux. Des recherches antérieures ont montré une prévalence de SDE chez 15 % des enfants d’un échantillon de la population générale.

Référence de l’article scientifique original :

  • Calhoun, S. L., Vgontzas,  A. N., Fernandez-Mendoza, J., Mayes, S. D., Tsaoussoglou, M., Basta, M., & Bixler, E. O. (2011). Prevalence and risk factors of excessive daytime sleepiness in a community sample of young children: The role of obesity, asthma, anxiety/depression, and sleep. Sleep, 34(4), 503-507.
    [lien]

By |25/05/2012|Categories: Actualités|1 Comment

Sous la théorie… la plage

Vidéo du lundi 21/05/2012

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A Marseille, l’Office de la Mer et à la Ciotat, le CPIE côte provençale (Ecogestes), deux associations d’éducation à l’environnement, ont travaillé en relation avec le Laboratoire de psychologie Sociale et le Centre de Recherche sur les Pratiques de communication et de Médiation de l’Université de Provence, pour la mise en œuvre de leurs campagnes de communication.
Ces deux campagnes visent à promouvoir l’écocitoyenneté d’une part en ce qui concerne le tri des déchets sur une plage, d’autre part chez les usagers de la mer.
L’idée était d’utiliser les travaux de recherche sur la communication engageante en les appliquant sur le terrain afin d’amener les plaisanciers et les baigneurs à changer de comportement.

Cette aventure originale est présentée à travers 3 films :

Sous la théorie… la plage
Dans ce film, tournés sur les plages de Marseille et sur les bateaux des plaisanciers à la Ciotat, on voit comment les principes de la communication engageante sont mis en œuvre par les « ambassadeurs » envoyés par les deux associations. Durée : 15 minutes.

Qu’est-ce que la communication engageante ?
C’est l’explication résumée par Robert-Vincent Joule de la théorie de la communication engageante. Durée : 5 minutes.

Collaboration entre chercheurs et associations éco-citoyennes
Ce film présente le partenariat mis en place entre les associations et les laboratoires de recherche. Durée : 10 minutes. Production : Conseil Régional de Lorraine, Direction de l’enseignement supérieur, et Université Nancy 2 Expériences pilotes financées par l’ADEME et la Région PACA.

Lien original

Langue : français | Durée : 30:55 | Type : Documentaire

Catégories : Psychologie sociale

Auteurs : Robert-Vincent Joule et Françoise Bernard | Réalisation : Philippe Thomine | Production : Université Nancy 2 – Vidéoscop

Les conversations en ligne des pédophiles deviennent sexualisées en 2 minutes

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article Paedophiles’ online chats become sexualised within two minutes, says new study publié sur le site AlphaGalileo Foundation le 17 avril 2012 (trad. Kyung-Nan Jaumin).

Les pédophiles en ligne abandonnent le processus traditionnel d’approche et passent à des conversations hautement sexualisées avec les enfants des salles de chat en deux minutes, selon une recherche de l’Université de Kingston et du National Center for Social Research (Royaume-Uni).

Cette nouvelle mise en garde destinée aux parents vient d’une étude de trois ans financée par la Commission européenne, le European Online Grooming Project, qui a examiné les méthodes et les comportements des prédateurs en ligne. Elle a impliqué un examen détaillé des sessions de chat de délinquants sexuels condamnés, sessions fournies par la police britannique et la police italienne, ainsi que des entretiens détaillés réalisés avec des hommes pédophiles reconnus coupables de prédation en ligne au Royaume-Uni, en Belgique et en Norvège. Les chercheurs ont eu un accès sans précédent aux délinquants britanniques par le biais du Her Majesty’s Prison Service.

De même que l’utilisation des réseaux sociaux, le rapport met en lumière comment les plateformes de jeu comme Xbox Live et PlayStation Network sont aussi utilisées pour cibler les enfants, et particulièrement les garçons.

« Il ressort clairement des récentes sessions de chat auxquels nous a donné accès la police que la conversation entre un délinquant en ligne et un enfant peut maintenant devenir sexualisée en deux minutes » a déclaré le Professeur Julia Davidson, expert en criminologie à  l’Université de Kingston, un des auteurs de l’étude. « Sur les réseaux sociaux, si l’enfant ne répond pas, le délinquant passera tout simplement à un autre enfant. Au cours de nos interviews, les délinquants ont dit qu’ils n’avaient pas besoin de se compliquer la vie avec toute une stratégie d’approche quand ils pouvaient demander immédiatement aux enfants d’avoir du sexe ou de les rencontrer de façon à abuser d’eux ».

Bien qu’il y ait encore des preuves d’une approche plus longue dans certains cas, le résultat final du chat sexualisé était souvent un rendez-vous physique. Ces rendez-vous avaient lieu dans des hôtels, des parkings, des parcs, des arrêts de bus ou même la chambre du délinquant ou de la victime. L’étendue de l’activité de certains pédophiles les amenait à être en ligne jusqu’à six heures par jour, en dehors du travail. Beaucoup effectuaient des « expéditions de pêche » dans lesquels ils ajoutaient des centaines d’enfants comme personnes-ressources sur les sites de réseaux sociaux et utilisaient leur liste jusqu’à trouver un enfant prêt à interagir avec eux.

« Parfois les délinquants ont plusieurs enfants en ligne de mire à la fois, et certains pédophiles endossent plusieurs identités différentes », a ajouté le Professeur Davidson. « Ils conservent de nombreuses conversations différentes et conservent des notes méticuleuses sur chaque enfant d’une façon très calculatrice ».

La recherche a également révélé que certains jeunes avaient encore une vision très stéréotypée des prédateurs en ligne. « Les jeunes les voient comme des « hommes gros et vieux » – une perception que notre recherche a démenti », dit Stephen Webster, chef de la Crime and Justice Research  au National Center for Social Research et leader du European Online Grooming project. « Les prédateurs en ligne auxquels nous avons parlé étaient de tous les âges et certains d’entre eux modifiaient significativement leur identité quand ils ciblaient un jeune ».

Un autre problème identifié se situe dans le fait que les jeunes ajoutent parfois des personnes qu’ils ne connaissent pas comme amis sur réseaux sociaux. « De nombreux jeunes éprouvent un sentiment de compétition pour les amis lorsqu’ils réseautent, de sorte que les pages de profil et l’identification des détails sont facilement disponibles en ligne », a ajouté M. Webster. « Les prédateurs nous ont dit qu’ils utilisaient cette information pour les aider à identifier les victimes potentielles. L’industrie d’Internet peut également aider, en protégeant par défaut les comptes avec les paramètres de confidentialité les plus élevés lorsqu’ils sont configurés pour la première fois ».

Aux parents inquiets, le Professeur Davidson suggère que les mesures à prendre dépendent de l’âge de l’enfant. « Avec les enfants plus jeunes, mettez en place un contrôle parental de base sur tous les ordinateurs et ne laissez pas les enfants s’inscrire sur les réseaux sociaux avant 13 ans », dit-elle. « Avec les enfants plus âgés, il est important d’avoir un dialogue avec eux à propos des dangers potentiels, mais sans les effrayer ».

By |18/05/2012|Categories: Actualités|0 Comments

L’homosexualité

Cet article reprend l’ensemble des actualités en lien avec l’homosexualité relayées par psychopium à la date du 15 mai 2012.

« L’homoparentalité dérange parce qu’elle délie la filiation de la sexualité » http://t.co/eHI6YfUJ

1 gay ou bisexuel sur 5, contaminé par le VIH aux États-Unis : la moitié l’ignore http://bit.ly/cuxtHG (+ http://bit.ly/crGW3h )

Biais attentionnel et « radar à homos » http://bit.ly/d1sPbC

Coming out : choisir le bon moment http://bit.ly/mgQ0JV (+ http://bit.ly/j5g9Sq )

Des effets biologiques à l’homophobie http://bit.ly/fR7R1u (+ http://bit.ly/fWjNKU )

Des voyelles qui trahissent l’homosexualité http://bit.ly/jPGaGY (+ http://bit.ly/lIbmQg)

Est-ce toujours une bonne chose de faire son coming-out ? http://bit.ly/kNH0Qo (+ http://bit.ly/jdL0ju )

Etre homo aujourd’hui en France : 1ère étude sociologique depuis 30 ans http://t.co/bEfz1y4f (+ http://t.co/iHWAVeFF )

Explorateur des sources multiples de l’homosexualité http://t.co/3DaeT9Mi

Handicap et homosexualité : une enquête lève le voile sur une double discrimination http://t.co/56tlO1A (+ http://t.co/6WpVQ0J )

Homoparentalité : « Ces enfants ne vont pas plus mal que les autres » http://bit.ly/ld1ufT

Homosexualité : soutenir son enfant dans son coming out est crucial pour sa santé http://t.co/SUYVzvyJ (+ http://t.co/XLmj6N3S )

Homosexuels : Tromper son mec ? Tellement seventies ! http://t.co/35gwlzUU

Interdire le mariage aux homosexuels pourrait nuire à leur bien-être psychologique http://t.co/NIIIQ1k (+ http://t.co/tj8jkMJ )

L’avantage des couples gays http://bit.ly/bvIZS4

L’homophobie, cause de suicides ? http://bit.ly/m1xJH1 (+ http://amzn.to/jekreJ )

L’impact de l’homophobie sur la persévérance et la réussite scolaire http://bit.ly/eTwWxx (+ http://bit.ly/e66MSJ )

La méditation améliore fortement la vigilance psychomotrice http://bit.ly/b5uss1 (+ http://bit.ly/cirTiq )

Le cerveau des gays serait plus performant pour mémoriser les visages http://bit.ly/96thzX

Le divorce gay http://bit.ly/daOnqy

Le mariage gay est bon pour la santé des homosexuels http://t.co/cJ4YT9kO (+ http://t.co/FFbZT1sK )

Le soutien familial peut prévenir le suicide chez les adolescents homosexuels http://t.co/MuPuSpqs (+ http://t.co/aVbRejiy )

Les bonobos femelles mettent en scène leurs relations homosexuelles http://t.co/rzX1du6k (+ http://t.co/ZE0NlcS3 )

Les couples lesbiens sont de meilleurs parents http://bit.ly/adBlz2 (+ http://bit.ly/cQkRXU )

Les élèves victimes d’homophobie plus susceptibles de décrocher http://bit.ly/ixNAYW (+ http://bit.ly/kQZlmu )

Les enfants adoptés par des couples homosexuels vont très bien http://yhoo.it/b27TrO (+ http://bit.ly/aerMXK )

Les enfants de lesbiennes auraient moins de problèmes de comportement http://bit.ly/9AflYf (+ http://bit.ly/atKdfM )

Les femmes en ovulation sauraient mieux repérer les gays http://bit.ly/kx9N6o (+ http://bit.ly/l5kKCq )

Les gays sont plus minces http://bit.ly/ckNJdI

Les homosexuels de race noire ont moins de troubles mentaux que les homosexuels de race blanche http://bit.ly/drA27t

Les ravages des thérapies contre l’homosexualité http://bit.ly/mT9Gdi

Les relations au même sexe augmentent l’estime de soi et diminuent l’homophobie http://bit.ly/apj14v (+ http://bit.ly/aBGfI6 )

Les sportifs sont-ils homophobes ? http://bit.ly/dz1zlG (+ http://bit.ly/cSnOmu )

L’homophobie, une sorte d’auto-phobie ? http://t.co/XDWSBD9C (+ http://t.co/aZ6Kvyys )

Lesbiennes tardives : les femmes peuvent changer de sexualité en vieillissant http://bit.ly/bBGeFX

L’homme pardonne si sa femme le trompe avec une lesbienne http://bit.ly/g4lf8A (+ http://bit.ly/g6b6wa )

L’homosexualité à l’école : préjugés tenaces… venant des profs http://t.co/gyTodHLf

L’impact de l’homophobie sur la persévérance et la réussite scolaire http://bit.ly/eTwWxx (+ http://bit.ly/e66MSJ )

L’implication des parents liée à l’homosexualité http://bit.ly/d8gRNa (+ http://bit.ly/9PfAkX )

Mes parents sont homos… et alors ? http://bit.ly/aUN0l3 (+ http://bit.ly/b6b938 )

Peut-on dire si un homme est gay à ses cheveux, au nombre de ses frères ou au fait qu’il est gaucher ? http://bit.ly/buksbL

Prévenir l’homosexualité dans l’utérus. Peut-on ? Devrait-on ? http://bit.ly/cLcSms

Quand l’homosexualité est traitée comme une maladie http://bit.ly/dBzK0Z

Se moquer des gays est tellement drôle… ! http://bit.ly/9GnsIb (+ http://bit.ly/bTiZgA )

Si les hommes révèlent leur homosexualité plus tard, il y a moins de préjugé http://bit.ly/k3Hm1p (+ http://bit.ly/j5g9Sq )

Une étude de 25 ans montre que les enfants ayant des parents lesbiens seraient mieux équilibrés http://bit.ly/cI096e

Une plus grande prévalence de violence et de PTSD subséquent chez les homosexuels http://bit.ly/bQfqaU

Votre enfant est-il « pré-homosexuel » ? Prédire l’orientation sexuelle adulte http://bit.ly/apzvCo (+ http://bit.ly/d16JQQ )

By |15/05/2012|Categories: Thématiques|0 Comments

Daniel Kahneman : l’énigme de l’expérience et de la mémoire

Vidéo du lundi 14/05/2012

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A travers des exemples allant des vacances à la coloscopie, Daniel Kahneman, lauréat du prix Nobel et précurseur de l’économie comportementale, explique comment notre « moi de l’expérience » et notre « moi du souvenir » perçoivent le bonheur de façon différente. Ces nouvelles perspectives ont d’importantes répercussions sur les sciences économiques, les politiques publiques, mais également sur notre propre conscience de nous-mêmes.


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Langue : anglais sous-titré français | Durée : 20:07 | Type : Conférence

Catégories : Psychologie générale, Psychologie sociale

Production : TED

La fierté influence le racisme et l’homophobie

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article Pride impacts racism and homophobia publié sur le site Machines Like Us le 12 avril 2012 (trad. Kyung-Nan Jaumin).

Une étude récente de l’université de la Colombie-Britannique montre que la façon dont les individus vivent l’émotion universelle de fierté influence directement le niveau racisme et d’homophobie de leurs attitudes envers les autres.

L’étude, publiée dans le numéro d’avril du Personality and Social Psychology Bulletin, offre de nouvelles perspectives dans la lutte contre les préjugés nuisibles tels que le racisme et l’homophobie et apporte un nouvel éclairage important sur la psychologie humaine.

« Ces études montrent que ce que nous ressentons envers nous-mêmes influence directement ce que nous ressentons envers les gens différents de nous », explique Claire Ashton-James, qui a dirigé l’étude comme chercheur post-doctorante au département de psychologie de l’université de la Colombie-Britannique. « Cela suggère que les préjugés nuisibles peuvent être beaucoup plus flexibles que ce que l’on croyait, et que la fierté arrogante peut aggraver les préjugés, alors qu’une fierté plus confiante et authentique peut contribuer à réduire le racisme et l’homophobie ».

Les résultats sont développés à partir des recherches du professeur de psychologie Jessica Tracy l’université de la Colombie-Britannique, co-auteur de l’étude, qui a précédemment montré qu’il existe deux types de fierté : la « fierté authentique », qui découle du travail et de la réussite, et la « fierté arrogante», qui résulte de l’atteinte d’un statut par des moyens moins authentiques tels que le pouvoir, la domination, l’argent ou le népotisme.

Dans cette nouvelle étude, Tracy et Ashton-James, nouveau professeur à l’université Libre d’Amsterdam, ont montré que la «fierté authentique » crée une confiance qui stimule l’empathie pour les autres qui, à son tour, réduit les préjugés à l’égard des groupes stigmatisés. En revanche, les sentiments de supériorité et d’arrogance qui résultent de la « fierté arrogante » réduisent l’empathie, exacerbant ainsi les préjugés des personnes à l’encontre des groupes stigmatisés.

Les chercheurs ont trouvé un lien direct entre la fierté et les préjugés aussi bien chez des participants incités à vivre les états de fierté « authentique » ou « arrogante » que chez ceux ayant des prédispositions à des formes particulières de fierté. Par exemple, ceux enclins à la « fierté arrogante » présentaient des niveaux plus élevés de racisme, alors que ceux enclins à la « fierté authentique » présentaient moins de racisme.

Dans la mesure où la fierté est une émotion centrale pour les personnes ayant du pouvoir ou un statut social élevé, les résultats peuvent améliorer de façon importante notre compréhension des attitudes des dirigeants politiques et économiques.

« Le type de fierté qu’un leader a tendance à ressentir peut en partie déterminer s’il ou elle soutient les membres de groupes minoritaires ou les ignore », explique Tracy.

L’étude a impliqué 1 400 participants au Canada et aux États-Unis.

Référence de l’article scientifique original :

  • Ashton-James, C. E., & Tracy, J. L. (2012). Pride and prejudice: How feelings about the self influence judgments of others Personality and Social Psychology Bulletin, 38(4), 466-476.
    [lien]

By |11/05/2012|Categories: Actualités|0 Comments
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Quand l’horloge se dérègle

Vidéo du lundi 07/05/2012

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Seconde, minute, heure : nos vies entières sont conditionnées par la notion du temps. Lorsqu’une infime faille survient dans les mécanismes du cerveau, la notion du temps risque d’être perturbée. Cette semaine, pénétrez dans un univers où le temps est distordu et effacé de la mémoire par le cerveau humain. Découvrez, entre autres, un homme qui se fait happer par le sommeil; une mère de famille ne se souvenant plus du passé de ses enfants; et une adolescente prisonnière d’un état de semi-conscience.


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Langue : français | Durée : 43:12 | Type : Documentaire

Catégories : Psychologie générale

Production : Canal D

By |07/05/2012|Categories: Vidéos, Vidéos du lundi|0 Comments

Trop se demander comment « apprendre de ses erreurs » peut rendre malheureux

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article Too much focus on ‘learning from failure’ can make us unhappy publié sur le site BPS Occupational Digest le 2 avril 2012 (trad. Kyung-Nan Jaumin).

Selon une nouvelle étude, quand nous échouons, ce que nous ressentons et ce que nous finissons par apprendre de cet échec dépend de notre stratégie d’adaptation. En particulier, se concentrer exclusivement sur « l’apprentissage par erreur » pourrait nous rendre malheureux au cours du processus.

Cette recherche

[1] a exploré les expériences de scientifiques au travail, le chercheur Dean Shepherd et ses collègues soulignant comment ce domaine implique le fait de faire face à des échecs décevants, comme par exemple le faible taux de succès des mises sur le marché de médicaments.

Les chercheurs ont personnellement contacté des employés d’institutions allemandes qui travaillaient dans des domaines tels que la pharmacie, la zoologie et vieillissement, 257 scientifiques ayant finalement rempli les enquêtes contenant des mesures standardisées et mises au point récemment. L’équipe s’intéressait aux conséquences des échecs : positives, dans la manière d’apprendre comment mieux exécuter les projets à venir ou comment traiter ses collègues lorsque leur travail stagne, et les retombées émotionnelles négatives qui amènent à éviter les travailleurs de l’équipe du projet ou à des sentiments de déception. Les deux sont vitaux, puisque l’apprentissage crée des connaissances organisationnelles et que les émotions négatives sont associées à un plus faible engagement émotionnel envers l’organisation – une conclusion observée dans cette étude.

L’apprentissage sur la base d’un échec est plus élevé lorsque plus de temps s’est écoulé depuis l’échec en question, ce qui suggère que le temps permet une meilleure mise en perspective et une meilleure compréhension. L’apprentissage est également influencé par la stratégie d’adaptation ou « orientation » des répondants : ceux qui ont répondu par l’affirmative aux affirmations telles que « Dans mon esprit, je passe souvent en revue les événements menant à l’échec du projet » sont considéré comme ayant une orientation vers la perte élevée, et ces individus ont rapporté des niveaux plus élevés d’apprentissage sur la base d’un échec.

Cependant, au fil du temps, les répondants avec une orientation vers la perte élevée basculaient d’un faible niveau d’émotions négatives à un niveau élevé, ce qui suggère qu’une réflexion saine cède le pas à la rumination inutile. L’orientation vers la restauration, une autre stratégie illustrée par l’affirmation « Je garde mon esprit actif, donc il ne se focalise pas sur l’échec du projet », est associée à des niveaux inférieurs d’émotions négatives, mais ne fournit pas le coup de boost en termes d’apprentissage fourni par une préoccupation par rapport à la perte. Une troisième stratégie, l’orientation vers l’oscillation, implique la volonté de passer activement d’un état d’esprit à l’autre, ce qui permet à l’esprit de se reposer avant de réfléchir au projet. L’utilisation de cette stratégie a conduit à la fois à plus d’apprentissage et à une diminution des émotions négatives.

Aussi important soit-il d’apprendre de nos erreurs, en faire notre focus dominant peut s’avérer contre-productif. Les auteurs préconisent de donner plus d’espace à une approche restauratrice, d’accepter qu’il peut être bon ne pas à penser à l’échec et d’alterner activement les états d’esprits afin de recueillir des idées tout en améliorant son attitude à l’égard du projet au fil du temps. Leurs données montrent également qu’une culture qui considère les échecs comme normaux, les prenant calmement, conduit à réduire les émotions négatives dans l’ensemble. Il existe donc aussi des mesures que les organisations peuvent prendre.

Référence de l’article scientifique original :

  • Shepherd, D., Patzelt, H., & Wolfe, M. (2011). Moving forward from project failure: Negative emotions, affective commitment, and learning from the experience. The Academy of Management Journal, 54(6), 1229-1259 [lien]

By |04/05/2012|Categories: Actualités|0 Comments

Langage : que comprennent les bébés ?

Vidéo du lundi 30/04/2012

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Langue : français | Durée : 1:36 | Type : Documentaire, Expérience

Catégories : Psychologie du développement, Psychologie du langage

Production : France 2

By |30/04/2012|Categories: Vidéos, Vidéos du lundi|0 Comments

Que ressentent les femmes et les filles quand elles voient des images sexualisées ou sportives d’athlètes féminines ?

Cet article est une traduction/adaptation française de l’article How do women and girls feel when they see sexualised or sporty images of female athletes? publié sur le site BPS Research Digest le 29 mars 2012 (trad. Kyung-Nan Jaumin).

L’effet potentiellement néfaste des modèles ultra-minces et des célébrités féminines retouchées sur l’image corporelle et l’estime de soi des femmes est bien documenté. La participation croissante des femmes dans le sport professionnel pourrait-elle inciter les médias à présenter les modèles féminins sous une lumière différente et plus avantageuse ? Des éléments anecdotiques suggèrent que ce n’est pas le cas. Pour prendre un exemple, avant les Jeux olympiques d’hiver de 2010, les snowboardeuses et skieuses olympiques sont apparues sur la couverture de Sports Illustrated – vous l’aurez deviné – en bikini. Une récente étude menée auprès de 258 collégiennes et 171 étudiantes par Elizabeth Daniels a étudié comment les femmes et les filles se sentent quand elles voient des images sexualisées d’athlètes féminines.

Les participantes ont été assignées à une des conditions expérimentales. Dans une première condition, elles regardaient cinq images d’athlètes féminines dans un contexte sportif dans leur tenue sportive complète (la joueuse de basket-ball Anne Strother, la skateuse Jen O’Brien, la joueuse de tennis Jennifer Capriati, la surfeuse Lisa Anderson, et la footballeuse Mia Hamm). Dans une seconde condition, elles regardaient cinq images d’athlètes féminines dans un contexte sexualisé et laissant apparaître beaucoup de peau (la joueuse de basket-ball Lauren Jackson, la patineuse Ekaterina Gordeeva, la nageuse Jenny Thompson, la joueuse de softball Jenny Finch, et la joueuse de tennis Anna Kournikova). Dans une troisième condition, elles regardaient cinq images de mannequins de magazines en bikini à qui on avait donné des noms au hasard.

Après avoir regardé la première et la dernière des cinq photographies qui leur avaient été attribuées (Lauren Jackson et Anna Kournikova dans la condition des athlètes sexualisées ; Anne Strother et Mia Hamm dans la condition athlètes sportives), les participantes ont été invitées à rédiger un paragraphe « décrivant la femme sur la photo et expliquant ce que cette photo vous fait ressentir ».

La résultat principal est que les collégiennes et les étudiantes qui avaient vu les images des athlètes sexualisées ont eu tendance à dire qu’elles admiraient ou étaient jalouses des corps des athlètes. Elles ont fait des commentaires sur le sex-appeal des athlètes et elles ont évalué leurs propres corps négativement. Certaines ont également trouvé les images inappropriées. Les participantes qui avaient vu les modèles en bikini glamour ont répondu de la même façon, sauf qu’elles ont rarement commenté le caractère inapproprié des images, comme si elles avaient fini par accepter que les femmes soient représentées de cette façon. Selon Daniels, les images sexy d’athlètes féminines « ne sont sans doute pas plus enclines à inciter les femmes qui les regardent à réfléchir sur leur engagement dans une activité physique ou sur leur appréciation du sport que les images sexualisées de mannequins ».

En contraste, les participantes qui avaient vu les athlètes féminines dans un contexte sportif ont eu tendance à faire des commentaires relatifs à la détermination, à la passion et à l’engagement des athlètes. Elles ont écrit se sentir motivées à pratiquer un sport et elles ont réfléchi sur leur propre participation sportive ou aux sports qu’elles suivaient. « Injecter davantage d’images de performance des athlètes féminines dans les médias pourrait être utile pour promouvoir l’activité physique chez les filles et jeunes femmes », rapporte Daniels. « Actuellement, les athlètes féminines sont largement absentes des revues destinées aux adolescentes ».

Référence de l’article scientifique original :

  • Daniels, E. (2012). Sexy versus strong: What girls and women think of female athletes. Journal of Applied Developmental Psychology, 33(2), 79-90.
    [lien]

By |27/04/2012|Categories: Actualités|0 Comments